mardi 5 avril 2016

Une petite coupe avec "Coiffure & Confidences" au Théâtre Michel ?


Pétillantes, drôles, vraies et sincères, trois générations de femmes se réunissent dans un salon de coiffure à Paimpol sur la côte bretonne. Tout de rose vêtu, il ne manque rien au salon : coiffeuses, vernis à ongles, laques, peignes, barrettes, peignoirs, bigoudis, sèches cheveux, calendrier de la poste y compris la boite de mouchoirs et le combiné des années 80, tout y est ! Nous nous retrouvons plongés dans une ambiance où la simplicité et la bonne humeur sont au rendez-vous. 

L'amitié et la solidarité entre les clientes du salon sont les maîtres-mots de la pièce « Coiffure & Confidences ».

Chacune a son caractère et elles prennent bien à cœur de défendre leurs idées, certaines se plaignent de leurs maris, elles échangent sur leurs petits problèmes et leurs secrets du quotidien. Il n'est pas question de parler politique dans le salon de Thérèse ! Ces femmes deviennent attachantes, nous passons pratiquement un année entière en leur compagnie puisqu'à chaque intermède, le rideau de théâtre se ferme et se ré ouvre pour laisser place à une nouvelle saison. Nous suivons les quatre saisons, la préparation du mariage de la jeune Magalie, l'arrivée d'un bébé puis des tracas et des histoires malheureuses… Alors on rit, on pleure, elles donnent de la vie et leur jeu est très réussi ! Les six comédiennes, Marie Hélène Lentini, Léa François, Anne Richard, Sandrine Le Berre, Isabelle Ferron et Brigitte Faure ont une telle énergie sur scène, elles décoiffent !

La pièce a été créée en 2015 et elle est adaptée de la pièce Steel Magnolias de Robert Harling.

Prenez vite rendez-vous !


Coiffure & Confidences, jusqu’au 8 mai au Théâtre Michel, 38, rue des Mathurins (8e). 21h du Mer au Sam. 16h15 Sam, Dim. (Durée 1h35).







lundi 28 mars 2016

Les Chefs d'oeuvres de Budapest au musée du Luxembourg


József Rippl-Rónai Kaposvár - La Femme à la cage - (1892)


Le musée du Luxembourg expose les plus remarquables chefs-d'oeuvre du musée des beaux-arts de Budapest actuellement en rénovation. Le musée du Luxembourg installé dans le Palais du Luxembourg qui fut commandé  au début du 17ème siècle par Marie de Médicis, il devint le premier musée français ouvert au public en 1750. À l’époque, les spectateurs venaient découvrir les vingt quatre toiles de Rubens qu’il avait peint pour la gloire de Marie de Médicis et une centaine de tableaux peints par Léonard de Vinci, Raphael, Véronèse, Titien, Poussin, Van Dyck ou encore Rembrandt. Aujourd’hui les expositions du musée du Luxembourg sont organisées par la Réunion des musées nationaux et du Grand Palais des Champs- Élysées. 

Budapest est riche d'une importante collection regroupant les œuvres du musée des beaux-arts et celles de la galerie nationale hongroise. Le parlement hongrois a décidé de réunir ces deux entités pour réunir le meilleur de l'art hongrois et européen. Ici, à Paris, le public va désormais découvrir des œuvres très peu connues et qui méritent aujourd'hui d'être dévoilées. Du Moyen Âge à l'époque de l’impressionnisme européen, l'exposition présente la renaissance germanique, le cinquecento, l'âge d'or hollandais et des oeuvres avant-gardistes du 20ème siècle. 

À la fin du Moyen Âge, l'art hongrois prend une place majeure dans l'histoire de l'art européenne et c'est dès la première pièce de l'exposition qu'on remarquera son alliance entre le gothique et les influences de la peinture italienne. L’exposition est un voyage à travers l’Europe. Naturellement, on retrouve les œuvres qui ont marqué l’époque du « cinquecento », ce 16ème siècle marqué par de nombreuses commandes religieuses, on découvre notamment les portraits peints par Giovanni Battista Moroni. Un siècle plus tard, la Renaissance suit en Italie la voie du maniérisme, c’est ainsi qu’on retrouve les oeuvres de Greco, un artiste avant-gardiste qui explore les émotions à travers sa peinture. Alors l’Art devient théâtral. 

Petit à petit en Hollande, les scènes de la vie quotidienne, les paysages et les natures mortes prennent la place à l’art religieux pour satisfaire une population devenue en majorité protestante. La collection s’enrichit ensuite d’une large palette de peintres français modernistes, Cézanne, Manet, Gauguin, qui jouent avec la lumière et osent incontestablement la couleur.


Cavalier sur un cheval cabré - (début du XVIème siècle)


Greco - L'Annonciation (vers 1600)


Edouard Manet - La Maîtresse de Baudelaire ou La Dame à l'éventail (1862)


Musée du Luxembourg 
19 rue de Vaugirard
75006 Paris
Ouvert tous les jours de 10h à 19h, nocturne les vendredis jusqu'à 21h30.